Mon Frère

de ta SOEUR


NOTE de Florent Tremblay: C’était au lendemain de la ” crise du Rwanda “, peu après le retour au pays d’une ” rotation de casques bleus “.  À Valcartier, un jeune ” gardien de la paix ” n’en pouvant plus d’avoir vu souffrir, tuer et mourir, décida d’en finir avec sa propre vie. Voici en quels mots, sa jeune sœur, qui était alors l’une de mes élèves-officiers, traduisit sa douleur à la perte de ce frère :

POURQUOI ES-TU PARTI, POURQUOI EST-IL ARRIVÉ
CE DESTIN SI CRUEL QUI NOUS A SÉPARÉS ?
JAMAIS JE N’OUBLIERAI QUAND TU NOUS A QUITTÉS;
CE MATIN DE PRINTEMPS, TU M’AS ABANDONNÉE.
 
LONGTEMPS J’AI ATTENDU, TOUJOURS J’AI ESPÉRÉ
PUIS J’AI RÉALISÉ QUE C’ÉTAIT TERMINÉ.
JAMAIS NE REVERRAI-JE TON SOURIRE SI GAI,
NI TES DOUX YEUX PROFONDS QUI M’ONT RÉCONFORTÉE. MAINTENANT JE COMPRENDS QUE TU DEVAIS PARTIR.
ALORS, VA TON CHEMIN; J’AURAI LE SOUVENIR
DE TOUS CES BONS MOMENTS, MERVEILLEUX DOUX INSTANTS.

ET SOUVIENS-TOI AUSSI, QUE QUELQU’UN, QUELQUE PART
ATTEND IMPATIEMMENT LE JOUR, JUSQUE TRÈS TARD.
REVIENS ENFIN CHEZ MOI RATTRAPER TOUT CE TEMPS !